Le voilà donc, ce duo de bourreaux dont « l’alliance diabolique », selon les mots d’un psychiatre, avait commis l’impensable : enfermer une enfant de 13 ans dans un débarras jusqu’à la laisser mourir de faim. Le 6 août 2020, au terme d’une lente agonie ayant prospéré grâce au confinement lié à la pandémie de Covid, Amandine a été découverte, inanimée et méconnaissable, dans leur maison de Montblanc (Hérault).
Ce lundi 20 janvier, Sandrine Pissarra et son compagnon de l’époque Jean-Michel Cros prennent place dans le box des accusés de la cour d’assises de l’Hérault pour rendre des comptes : « torture ou acte de barbarie ayant entraîné la mort », des faits passibles de la réclusion à perpétuité pour elle ; « privation de soins », trente ans encourus, pour lui.