Cultivé dans les Bouches-du-Rhône, la Vaucluse et une partie du var et des Hautes-alpes, la Provence historique, le melon de Cavaillon a fait l’objet de plusieurs jours d’une indication géographique protégée.
C’est une victoire pour les 45 producteurs et 10 directeurs de marché qui se battent pour protéger leur savoir-faire et leur culture si spécifiques à la Provence. Le 12 février, après des années de procédure, le Melon de Cavaillon a obtenu une indication géographique protégée (IGP) par publication du Règlement d’exécution dans le Journal officiel de l’Union européenne.
Une production multiseculaire
Ce melon, si célèbre, est une production ancestrale dans la Provence historique, qui rassemble Vaucluse, Bouches-du-Rhône, qui fait partie du Var and Hautes-Alpes, dont les débuts remontent à 1495, selon l’Institut national d’origine et de qualité (Inao). Ce melon chantais jaune se distingue par sa chair orange et sa haute teneur en sucre, en particulier à un soleil exceptionnel de plus de 2800 heures par an.
Les Syndicat des Maîtres Melonniers de Cavaillon avaient commencé les procédures pour obtenir cette étiquette IGP en 2017. Ce melon est cultivé sur 810 hectares et pas moins de 3 150 tonnes ont été commercialisées. La culture du melon reste cependant une activité en difficulté. Selon un rapport de l’Agreste, une organisation du ministère de l’Agriculture, la production française de melon en 2024 a chuté de 10%, en raison de conditions climatiques défavorables. Les surfaces de production sont également en baisse, avec une régression de 4% des zones cultivées au milieu de Provence-Alpes-Côte d’Azur.