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Alstom : Pourquoi le futur patron d’Alstom peut être une bonne pioche et relancer un titre en baisse de 50% depuis le rachat de Bombardier

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(BFM Bourse) – L’équipementier ferroviaire a annoncé mercredi soir la nomination de Martin Sion, président exécutif d’Arianegroup. Un choix qui a le mérite de fluidifier le dialogue au siège, le dirigeant étant un ancien salarié de Safran tout comme son directeur financier ainsi que le président du conseil d’administration. Son expérience au sein du groupe spatial sera également utile au groupe ferroviaire.

Alstom a décidé de tourner la (longue) page sur Henri Poupart-Lafarge. L’équipementier ferroviaire a annoncé mercredi, après la clôture de la Bourse, la nomination au poste de directeur général de Martin Sion, actuel président exécutif d’Arianegroup, société spécialisée dans les lanceurs spatiaux.

Cette nomination sera effective à compter d’avril 2026, date à laquelle Martin Sion prendra les rênes de l’entreprise. Et succédera à Henri Poupart-Lafarge, en poste depuis 2016.

Ce dernier avait, en mars, décidé de ne pas demander son renouvellement au conseil d’administration à l’expiration de son mandat de directeur général, soit à l’été 2027.

Alstom a donc décidé de ne pas attendre cette date pour mettre en place un successeur, marquant, au mieux, la fin d’une époque contrastée.

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Un bilan de Poupart-Lafarge terni par la descente aux enfers de l’action

Sur la période de 2016 à début 2021, Henri Poupart-Lafarge a dirigé avec brio la direction d’un groupe devenu pure-player du ferroviaire après la vente de ses activités énergétiques en 2015 à General Electric, même s’il a dû subir le veto de Bruxelles au projet de fusion avec l’allemand Siemens Mobility qui aurait dû créer un champion européen du rail.

La fin de son mandat restera marquée par une série de fortes corrections boursières dues en partie au rachat de Bombardier Transport, ancienne filiale ferroviaire du groupe canadien Bombardier, finalisé en janvier 2021.

Cohérente sur le plan stratégique, cette opération répondait à une logique de taille nécessaire pour conquérir des marchés et peser face au mastodonte chinois CRRC.

Mais l’aspect financier a viré au cauchemar pour Alstom, qui est également en conflit avec Bombardier sur cette opération.

Alstom hérite alors de plusieurs contrats contentieux avec des difficultés d’exécution. Cela a pesé sur sa rentabilité et l’a notamment obligé à investir massivement pour redresser les projets difficiles de la société québécoise. Au premier semestre de son exercice 2021-2022, Alstom avait brûlé 1,46 milliard d’euros de cash-flow libre.

En octobre 2023, Alstom a alors émis un avertissement sur ses résultats (notamment sur sa génération de cash) qui a fait plonger le cours de l’action de 37,6% en une seule séance. L’entreprise a alors été contrainte de se recapitaliser (notamment par une augmentation de capital de 1 milliard d’euros) pour assainir son bilan et éviter une nouvelle dégradation de sa note de crédit par Moody’s, ce qui aurait eu de graves conséquences.

Cette restructuration financière a été bien menée et a apaisé les marchés. Mais la confiance des investisseurs reste fragile et somme toute relative. En mai dernier, le titre avait encore plongé de 17,3% en une séance après que le groupe ait livré des perspectives de trésorerie décevantes pour l’exercice en cours.

Depuis janvier 2021, juste avant la finalisation de l’acquisition de Bombardier Transport, le titre Alstom a chuté de 50 %.

Membre de la « dream team » Safran

« L’annonce de la succession avancée d’Henri Poupart-Lafarge est une bonne nouvelle car ce dernier avait perdu son crédit auprès des investisseurs et le marché n’avait plus confiance », estime un intermédiaire financier.

La Bourse a réagi avec modération à la nomination de Martin Sion à la tête du groupe. L’action Alstom est en légère hausse ce jeudi 9 octobre, gagnant 0,4% vers 16 heures

« Au final, Martin Sion n’est pas très connu et dirigeait une entreprise beaucoup plus petite qu’Alstom avec Arianegroup, qui emploie environ 8.000 personnes, avec un poids très franco-allemand, alors qu’Alstom est plus international. D’ailleurs, il n’arrivera qu’en avril 2026 », souligne l’intermédiaire financier précédemment cité pour expliquer cette quasi-absence de réaction des marchés.

Cet expert du marché note cependant plusieurs points positifs dans son choix. Notamment la bonne articulation que l’on peut attendre avec le directeur financier d’Alstom, Bernard Delpit, et le président du conseil d’administration, Philippe Petitcolin.

Martin Sion a passé 32 ans chez Safran où il a occupé diverses fonctions jusqu’en avril, dont celle de président de Safran Electronics & Defense, de 2015 à 2023. Durant cette période, le directeur général de Safran n’était autre que Philippe Petitcolin (2015-2020), un patron qui a débuté comme professeur de mathématiques et est connu pour son franc-parler. Ainsi que ses très bons résultats.

Bernard Delpit, manager connu pour sa rigueur, a occupé le poste de directeur financier (2015-2022), poste qu’il occupe désormais chez Alstom.

Ce tandem Petitcolin-Delpit a été très apprécié par le marché et les analystes chez Safran, avant d’être, en quelque sorte, recréé chez Alstom.

Delpit est nommé directeur financier en 2023, tandis que Philippe Petitcolin devient président du conseil d’administration à l’été 2024.

Avec l’arrivée de Martin Sion, ce tandem d’anciens élèves de Safran devient un trio. « Nous avons quelque part la ‘Safran dream team’ que nous pouvions espérer et nous avions le bon pressentiment qu’ils allaient chercher des personnes qu’ils connaissaient chez Safran. Cela permettra d’établir une bonne connexion entre les différents membres du management et facilitera l’intégration de Martin Sion », apprécie l’intermédiaire financier.

Ce dernier estime également que Martin Sion pourra également mettre à profit son expérience chez Arianegroup au sein d’Alstom.

« Le spatial et le ferroviaire ont des similitudes et des points communs avec des projets industriels complexes à réaliser et des projets à chaque fois différents, contrairement à d’autres industries où il y a une production de masse. Et ce sont des métiers qui nécessitent une expertise importante dans la gestion de la chaîne logistique, bref c’est intéressant », explique-t-il.

Le marché et les analystes pourraient avoir un peu plus d’informations sur les raisons de son choix lors de la publication des résultats semestriels le 13 novembre.

Julien Marion – ©2025 BFM Bourse

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