DÉCRYPTION – Les « fronts républicains » locaux, contestés par LR à l’échelle nationale, doivent ménager les figures macronistes et la droite anti-Eric Ciotti.
La recomposition s’accélère, quitte à faire tomber les barrières. Menées par Emmanuel Macron lors d’élections législatives anticipées très risquées, les 30 juin et 7 juillet, les troupes présidentielles tentent de survivre en trouvant de nouveaux alliés. Un peu à gauche et beaucoup à droite. Une manière d’appliquer la demande élyséenne pour travailler sur un « fédération de projet » avec des adversaires « constructif »pour « conquérir de nouvelles circonscriptions »selon le souhait exprimé mercredi par le chef de l’Etat devant la presse à Paris.
Le Premier ministre et le patron de Renaissance ont obtempéré. Candidats dans les Hauts-de-Seine, le chef du gouvernement et celui de la diplomatie, Gabriel Attal et Stéphane Séjourné, ont scellé un « pacte de non-agression » avec le président départemental des Républicains (LR), le député Philippe Juvin. UN « arc républicain » pour « bloquer les extrêmes de droite et de gauche »écrivent les architectes de l’accord…