Kim Jong-un a construit une station balnéaire géante réservée à l’élite nord-coréenne

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| En bref |
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Le complexe Seaside Wonsan-Kalma représente une nouvelle tentative de la Corée du Nord de s’inscrire sur la carte du tourisme mondial. Ce projet ambitieux, décrit comme « Benidorm nord-coréen », est un effort spectaculaire pour transformer une partie de la péninsule de Kalma en une attraction touristique à grande échelle. Cependant, attirer des visiteurs internationaux dans ce contexte géopolitique tendu est un défi majeur. Malgré l’achèvement prévu de sa luxueuse infrastructure en 2025, la question de la viabilité économique reste sans réponse. Le régime espère que ce complexe servira à la fois un outil économique et diplomatique, mais le succès de cette ambition reste à démontrer.
Une stratégie politique autant que économique
Le projet du complexe Wonsan-Kalma fait partie d’une stratégie plus large de Kim Jong-un pour utiliser le tourisme comme levier économique. En attirant des devises étrangères, le régime espère améliorer ses côtes et renforcer sa légitimité sur la scène internationale. Cependant, les analystes restent sceptiques quant à la rentabilité d’un tel projet. Les tensions intercorean limitent fortement l’arrivée des touristes du sud. Même la Chine, cependant le principal partenaire économique, n’offre pas de garanties quant à un afflux de visiteurs. Il en va de même pour les touristes russes, qui sont peu nombreux à choisir la Corée du Nord face à des destinations plus attrayantes comme la Thaïlande ou le Dubaï.
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Un outil de propagande interne?
Face à l’absence de touristes étrangers, Wonsan-Kalma pourrait se transformer en un instrument de propagande interne. Ce complexe pourrait servir de récompense aux citoyens les plus fidèles, renforçant ainsi le contrôle social exercé par le régime. Les témoignages suggèrent que cette station balnéaire pourrait être réservée à une élite triée sur le volet, composée des meilleurs travailleurs, dirigeants du parti et soldats méritants. La gestion stricte des installations vise à éviter tout contact entre les Nord-Coréens et les visiteurs étrangers, ce qui perpétue l’isolement du pays tout en offrant une vitrine de luxe pour un usage interne.
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Entre le rêve architectural et l’échec annoncé
Le projet Wonsan-Kalma rappelle d’autres ambitions architecturales nord-coréennes, comme l’hôtel Ryugyong à Pyongyang, qui reste inachevé. Ce complexe pourrait bien devenir une coquille vide, plus symbole de la propagande que le moteur économique. La bureaucratie rigide du pays et le manque d’expérience dans le tourisme compliquent l’exploitation de ce type de projet. La Corée du Nord n’a pas encore démontré sa capacité à évoluer vers une ouverture culturelle essentielle pour attirer un tourisme international substantiel. Sans cette ouverture, les risques complexes restant un rêve architectural entrant.
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Une carte à jouer dans la diplomatie internationale?
Le complexe Wonsan-Kalma pourrait néanmoins être utilisé comme carte diplomatique. En 2018, Donald Trump a parlé de l’idée de développer les plages nord-coréennes, ce qui pourrait donner à ce projet une dimension stratégique lors des négociations internationales. En présentant ce méga-complexe comme un symbole de la modernisation, Kim Jong-un pourrait chercher à améliorer l’image de son alimentation. Cependant, sans liberté de mouvement et d’expression, attirer des touristes étrangers est complexe. Benidorm nord-coréen ne pourrait donc être qu’un décor, un symbole de pouvoir plus qu’une véritable destination de vacances.
Le complexe Wonsan-Kalma soulève de nombreuses questions sur l’avenir du tourisme en Corée du Nord. Ce projet parviendra-t-il à s’ancrer comme un véritable centre touristique ou restera-t-il un outil de propagande interne? Le régime surmontera-t-il les obstacles politiques et économiques pour faire de ce complexe une destination populaire? La capacité de la Corée du Nord à s’ouvrir au monde et à évoluer déterminera sans aucun doute le sort de ce projet ambitieux. Quelles seront les prochaines étapes du tourisme nord-coréen dans un contexte international aussi incertain?
Cet article est basé sur des sources vérifiées et l’assistance des technologies éditoriales.
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