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Nouvelles locales

A Quimper, sans électricité depuis onze jours, ces familles ruminent


Sans électricité avec deux jeunes enfants

« Je n’ai plus de lumière dans ma chambre. » A cinq ans, Jade résume, en fin d’après-midi, dans ses propres mots le combat de la petite famille depuis le décès de Ciaran. Sur la terrasse en bois, avec vue sur la campagne environnante, Charlène, la maman, se désespère des volets électriques fermés de la maison familiale. « Tout fonctionne à l’électricité. Le jeudi 2 novembre à 2 heures du matin, tout a explosé. Et depuis, plus rien. Au bout de l’allée de la Chapelle Neuve, aux limites de Quimper, seules deux maisons restent sans électricité dans le quartier.

« Vendredi 3 novembre, on y a cru. Le voisin d’en face nous a appelé dans la soirée pour nous dire que le courant était revenu chez lui. En vain. Au début, nous y croyions tous les jours. Depuis le 2 novembre, Alexis et Charlène, et leurs deux enfants, Jade et Soan (19 mois), ont dû quitter le domicile familial. Non sans difficulté. Face à la chapelle de Menfoues, la route était barrée par un arbre. Depuis, ils ont trouvé refuge auprès de leur famille. D’abord à Quimper, puis à Concarneau.

«Je n’ai pas pu envoyer ma fille à l’école la semaine dernière», raconte la maman de retour à Quimper depuis dimanche. Les enfants sont très perturbés. J’ai des valises dans ma voiture et un lit d’appoint. C’est une galère ». Le problème a été identifié. Les fils électriques sont emmêlés. Certains pellets ont explosé aussi. Une équipe d’Enedis s’est rendue ce lundi avec l’espoir d’un retour à la normale d’ici 48 heures. « C’est une intervention d’une trentaine de minutes. Nous encore besoin d’agents pour avoir le temps de se déplacer », raconte Charlène, qui a souvent pris sa voiture ces derniers jours à la recherche d’une équipe d’intervention. Le couple voisin et leur fille de sept ans dorment à l’hôtel après une première nuit à 13 degrés. « Nous sommes vraiment fatigués. Nous espérons rentrer très vite chez nous ».

Un couple d’octogénaires à bout de souffle

Janine, 80 ans, est épuisée. Fatigué et aussi quelque peu en colère. Cette Quimperoise, habitant la rue Beethoven, dans le quartier Kerfeunteun, est plongée dans le noir depuis le passage de la tempête Ciaran. Cela fait plus de onze jours que l’octogénaire et son mari, Alain, 83 ans, sont contraints de s’habiller en conséquence pour se protéger du froid qui a envahi leur logement. Des vêtements qu’ils sont obligés de laver à la main. Avec de l’eau froide, bien sûr.

À partir de 18 heures, je n’arrêtais pas de pleurer. C’est honteux de laisser les vieux comme ça

« Je n’en peux plus. Il y a huit jours, un technicien m’a dit qu’ils viendraient et que ça serait réparé dans la journée », soupire Janine. Mais rien ne s’est passé. Et ces Quimpérois, privés de téléphone, se sentent toujours un peu coupé du monde : « Comment appeler un médecin si je tombe dans les escaliers ? », demande la Quimperoise qui, par hasard, a déniché dans son grenier un vieil objet : un téléphone à cadran. « Heureusement, ma fille a voulu le garder », constate-t-elle.

Ce téléphone, relié via une prise installée dans la cave, était positionné sur l’escalier menant au garage. Pour passer un appel, il faut donc s’armer d’une lampe de poche.

Parfois, conserver de vieux téléphones peut être utile. Et si le vieux monde n’était pas si vieux après tout ? (Le Télégramme/Benjamin Pontis)

Dans cette période compliquée, le couple peut cependant compter sur la solidarité des voisins qui ont récupéré l’électricité. « Nous avons réussi à connecter notre congélateur à la maison du voisin », explique l’octogénaire. Mais cela ne suffit pas à lui redonner le sourire. Surtout la nuit tombée, quand elle et son mari se retrouvent dans le noir. « À partir de 18 heures, je n’arrête pas de pleurer. On me dit que je ne suis pas une priorité. Cela fait presque deux semaines et mon mari a 83 ans. C’est honteux de laisser les vieux comme ça», déplore Janine.

Dans leur quartier, à Quimper, le couple octogénaire Janine et Alain sont les seuls toujours sans électricité depuis le passage de la tempête Ciaran.
Dans leur quartier, à Quimper, le couple octogénaire Janine et Alain sont les seuls toujours sans électricité depuis le passage de la tempête Ciaran. (Le Télégramme/Benjamin Pontis)

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