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324 ménages en attente d’aide pour un logement abordable en Abitibi-Témiscamingue

L’APCHQ estime qu’il manque 90 logements locatifs privés et 300 propriétés à vendre à Rouyn-Noranda, l’une des agglomérations de recensement incluses dans l’étude de l’organisme. À l’échelle de l’Abitibi-Témiscamingue, 324 ménages sont en attente d’aide pour un logement à prix modique.

La Rouynorandaise Sabrina Deshaies fait partie des nombreuses personnes qui recherchent activement un logement abordable ou social. Au cas où elle ne parviendrait pas à trouver un appartement d’ici le 1er juillet, elle craint de se retrouver en situation d’itinérance.

 » C’est une grosse peur, je suis très stressé. Nos chats peuvent aussi être dans la rue. Nous devons trouver quelque chose pour moi, mon colocataire et mes deux chats. »

Une citation de Sabrina Deshaies

Sabrina Deshaies

Photo: Radio-Canada / Andreï Audet

La majorité des appartements disponibles et consultés par Sabrina Deshaies ne respectent pas son budget d’environ 800$ à 900$.

J’ai vu un trois et demi à 1100 $. C’est ridicule. Il y a aussi quatre et demi au même prix sans meubles et Internet fournisfait-elle remarquer.

Une situation problématique

Interviewé dans l’émission matins dorésMercredi, la porte-parole du Front d’action populaire en redéveloppement urbain (FRAPRU), Véronique Laflamme, a reconnu que le manque de logements est un problème dans la région, particulièrement à Rouyn-Noranda.

Chose certaine, à Rouyn-Noranda, c’est le taux d’inoccupation le plus bas jamais atteint, avec 0,3 %. L’an dernier, la pression était déjà importante avec un taux de 1,1%elle dit.

Véronique Laflamme, porte-parole du FRAPRU, lors d’une manifestation de l’organisme. (Les archives)

Photo : Radio-Canada / Perrine Bullant

Les gens avec peu de moyens financiers ont plus de mal avec le manque de logement, note Véronique Laflamme.

Pour ces personnes, la crise du logement est particulièrement dramatique. Ils n’ont pas d’alternative et souffrent de la hausse des prix de l’immobilierindique le porte-parole du FRAPRU.

Véronique Laflamme rappelle que l’amélioration de l’accès à la propriété et au logement va au-delà de l’augmentation du nombre de constructions afin de compenser le déficit estimé par l’APCHQ.

Ce n’est pas construire pour construire, la solution. Si on ne construit que des maisons, des condos et des logements neufs, encore une fois, des gens seront laissés pour compte. Si on ne fait pas en sorte qu’une partie de la construction neuve soit hors du marché privé, cela aura pour effet d’accentuer la logique d’augmentation des coûts de logementnote-t-elle.

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