Jannah Theme License is not validated, Go to the theme options page to validate the license, You need a single license for each domain name.
NouvellesNouvelles locales

« 25 ans de travail » : c’est officiel, l’Union européenne et le Mercosur ont signé un traité de libre-échange « historique »

Ce samedi 17 janvier 2026, l’Union européenne et le Mercosur ont officiellement signé l’accord de libre-échange qualifié d’« historique ».

Ce qu’il faut retenir

  • L’Union européenne et le Mercosur ont signé samedi un accord de libre-échange « historique » au Paraguay, après 25 ans de négociations, créant un espace couvrant 30 % du PIB mondial et 700 millions de consommateurs.

  • L’accord supprime 90 % des droits de douane bilatéraux, favorisant les exportations européennes et l’entrée de produits agricoles sud-américains, provoquant la colère des agriculteurs de France, de Pologne, d’Irlande et de Belgique.

  • Le traité divise profondément : applaudi pour ses vertus économiques et diplomatiques, il est critiqué des deux côtés de l’Atlantique pour ses effets sur l’agriculture, l’industrie locale et le respect des normes environnementales.

Les pays latino-américains du Mercosur et l’Union européenne (UE) ont signé un traité décrit comme“historique”créer l’une des plus grandes zones de libre-échange au monde, malgré les inquiétudes au sein des deux blocs.

25 ans de préparation.

L’accord UE-Mercosur est l’aboutissement d’une génération.

Pour le bénéfice des générations à venir.

Vive l’amitié entre nos peuples et nos continents. https://t.co/2EOnBo9V3v

– Ursula von der Leyen (@vonderleyen) 17 janvier 2026

Ensemble, ils représentent 30 % du PIB mondial et comptent plus de 700 millions de consommateurs.

« Un commerce plus juste que les droits de douane »

L’accord est négocié depuis 1999 entre l’UE et les pays fondateurs du Mercosur (Argentine, Brésil, Paraguay, Uruguay). Une majorité d’États européens l’ont récemment soutenu, malgré l’opposition de plusieurs, dont la France.

De nombreuses manifestations contre ce traité ont eu lieu dans plusieurs pays de l’UE, tandis qu’une grande partie de la société civile des pays du Mercosur s’y oppose également.

« Nous optons pour le commerce équitable plutôt que pour les tarifs douaniers, pour un partenariat productif à long terme plutôt que pour l’isolement »a déclaré la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, peu avant de signer l’accord.

« Et surtout, nous entendons apporter des bénéfices concrets et tangibles à nos collaborateurs et à nos entreprises »a-t-elle ajouté.

C’est un « signal clair en faveur du commerce international » dans un contexte de “tensions”a déclaré Santiago Peña, président du Paraguay, qui assure la présidence tournante du Mercosur.

Ce traité supprime les droits de douane sur plus de 90 % du commerce bilatéral et favorise les exportations européennes d’automobiles, de machines, de produits chimiques, de vins et de spiritueux.

En contrepartie, il facilite l’accès au marché européen du bœuf, de la volaille, du sucre, du riz, du miel et du soja sud-américains, avec des quotas de produits détaxés qui alarment les secteurs concernés.

Opposants européens et sud-américains

Le président du Conseil européen, António Costa, a déclaré samedi à Asuncion que l’accord envoyait « un message de défense du libre-échange, fondé sur des règles, le multilatéralisme et le droit international comme base des relations entre pays et régions »ce qui contraste avec « l’instrumentalisation du commerce à des fins géopolitiques ».

Pour ses partisans, l’accord UE-Mercosur contribuera à relancer une économie européenne en difficulté et à améliorer les relations diplomatiques avec l’Amérique latine.

Pour ses détracteurs, cela bouleverserait l’agriculture européenne avec des produits moins chers et pas forcément conformes aux normes européennes, faute de contrôles suffisants.

Il s’est heurté à la résistance des agriculteurs et des éleveurs de certains pays européens, qui se sont mobilisés lors de fortes manifestations contre sa signature, en France, en Pologne, en Irlande et en Belgique.

Pour calmer la colère du secteur, la Commission européenne a élaboré ces derniers mois une série de clauses et de concessions, dont des garanties renforcées pour les produits les plus sensibles.

Un grand rassemblement d’agriculteurs est prévu mardi prochain à Strasbourg (nord-est de la France), devant le siège du Parlement européen, qui doit encore voter ce traité dans les prochains mois.

Certains en Amérique du Sud se méfient également des effets du traité, notamment pour les entreprises industrielles locales.

En Argentine, l’impact sur l’industrie automobile pourrait se traduire par la perte de 200 000 emplois selon les estimations, rappelle Luciana Ghiotto, docteure en sciences sociales de l’Université de Buenos Aires.



Source | domain www.midilibre.fr

Cammile

Cammile est une talentueuse rédactrice allemande pour Lomazoma.com, reconnue pour ses articles captivants et ses analyses approfondies. Née à Munich, Adele a développé très jeune une passion pour l'art de raconter des histoires. Elle est diplômée en communication de l'Université Ludwig Maximilian de Munich, avec une spécialisation en médias numériques et écriture créative. Les articles d'Adele sur Lomazoma.com couvrent un large éventail de sujets, tels que la culture, les voyages et les technologies. Son écriture se caractérise par sa clarté, ses recherches approfondies et son talent pour les récits captivants. Elle possède une capacité unique à donner vie à des sujets complexes, les rendant accessibles et intéressants pour ses lecteurs. Outre l'écriture, Adele est passionnée de photographie et illustre souvent ses articles de ses propres clichés. Ses contributions à Lomazoma.com informent, divertissent et incitent les lecteurs à explorer de nouvelles idées et perspectives.
Bouton retour en haut de la page