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15 000 $ pour surfer sur les lacs du Québec


Les amoureux de l’eau avec quelques milliers de dollars en poche se réjouissent. Un Québécois vient de créer une planche électrique qui offre tous les avantages d’un bateau, « sans les inconvénients ».

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Audric Hartmann Karsenti est un athlète de 34 ans originaire de l’Abitibi. Les lacs, il les connaît. Il en a navigué, plus jeune, avec ses copains, lors de journées de wakeboard sur un bateau de location qui brûle 500$ d’essence le temps de le dire.

Il a étudié le génie mécanique, mais s’est lancé dans les affaires après l’université. E-surf Sport est la deuxième entreprise d’Audric Hartmann Karsenti, une sorte de retour aux sources pour ce bricoleur de toujours.

PIERRE-PAUL POULIN/THE MONTREAL JOURNAL/AGENCE QMI

« C’est amusant, mais c’est cher, un bateau. Pire, ça pollue nos lacs », estime cet entrepreneur hyperactif qui travaille 110 heures par semaine depuis le lancement de sa deuxième entreprise, E-surf Sport, en 2021.

Le Montréalais d’adoption a profité de l’eau tous les jours cette année, en équilibre sur la planche qu’il a lui-même conçue. Moins polluée, elle retombe en enfance à chaque fois qu’elle roule jusqu’à 55 km/h sur le fleuve.

« Je vais à la plage de Verdun, c’est vraiment amusant », lance en souriant l’ingénieur en mécanique de 34 ans.


Audric Hartmann Karsenti, entrepreneur et ingénieur de 34 ans, a investi des centaines de milliers de dollars de sa poche pour construire un wakeboard électrique.  Le natif de l'Abitibi rêve de permettre aux Québécois de profiter de l'eau autant que lui.

Avec la batterie, qui tient au milieu de la planche, le tout pèse 41 kilos (90 livres).

Capture d’écran d’une vidéo promotionnelle de E-surf Sport

Meilleur des meilleurs

Le Race-X, qu’il a conçu en 2020, est le seul produit de son entreprise. Fabriqué en fibre de carbone, il abrite un moteur, une turbine axiale et pèse 20 kilos. La batterie lithium-ion – encore 21 kilos – vient de Sony.

« On choisit les meilleurs matériaux, on ne veut pas du cheap », ne peut s’empêcher de répéter l’ingénieur-entrepreneur.

Son équipe de 10 employés fabrique les planches dans un petit local industriel de Rosemont, où s’entassent bureaux et ordinateurs ainsi que des outils et du matériel.

Des centaines de milliers de dollars ont coulé de sa poche depuis le début, assez pour acheter et entretenir un beau gros bateau.

« Il y a 12 mois, j’ai convaincu trois associés d’investir leur temps et leur argent dans l’entreprise. Ils y croient, ils m’aident avec la comptabilité, le marketing, beaucoup d’affaires. Mais nous avons encore besoin d’investisseurs », admet-il candidement.


Audric Hartmann Karsenti, entrepreneur et ingénieur de 34 ans, a investi des centaines de milliers de dollars de sa poche pour construire un wakeboard électrique.  Le natif de l'Abitibi rêve de permettre aux Québécois de profiter de l'eau autant que lui.

Au prix de détail de 14 950 $, le Race-X est livré avec une batterie, un chargeur et un sac de transport à roulettes. La planche est tellement « compacte », insiste son inventeur, qu’on peut facilement en mettre deux dans une petite voiture.

capture d’écran d’une vidéo promotionnelle E-surf Sport

Ce sera 15 000 $ plus taxes s’il vous plaît

Objectif : vendre 100 Race-X d’ici la fin de l’été au prix de 14 950 $, batterie et chargeur inclus.

« C’est un produit unique et innovant. Nous avons tout développé ici. On fabrique à 100% ici », s’enthousiasme l’inventeur, désireux de suivre les pas d’Armand Bombardier.

Vélo, motocross, VTT, voiture : nos routes sont déjà électriques. Avec sa planche de près de 100 kilos, Audric Hartmann Karsenti veut électrifier notre eau.

«Quand vous le faites, vous voulez en faire plus. C’est relaxant, et en même temps c’est de l’exercice », confie-t-il sur 220.

Un bateau coûte facilement 15 000 $ par année à entretenir, plaide celui qui a quitté l’Abitibi en 2007 pour étudier l’ingénierie au Québec. Que vous en ayez un ou non, il s’est chargé de bricoler une alternative – sans gaz – à la sueur de son front.



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